El sueño de Lili...

Gaza, un pavé dans la mer

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Des mots, des maux que l'on ne peut même pas penser, panser tellement... Trop de mots pour rien, un livre, une envie de Maximilien Le Roy (cliquez) de réaliser un livre, un reportage sur un voyage qu'il a fait il y a quelques temps. Un tout fait de plein de touts de plusieurs personnes, des pointures selon Maya Mihindou (cliquez).

Un beau livre de 317 pages de beaucoup de choses, de récits, de témoignages sur le conflit israëlo-palestinien, mais bien plus que ça, une réflexion où on peut se poser des questions, où on ne reste pas enfermer dans une position. Un conflit que j'étudie en cours, qui me fout mal aux tripes rien que d'en parler. Un "truc" moche, à ne pas amalgamer à n'importe quoi, à étudier plus qu'à régurgiter ses tripes.

Et quand on me demande ce que je veux faire plus tard en tant que photojournaliste (si j'y parviens), je réponds photographe de guerre, à la Harrisson Flower, partir à Gaza, voir ce qui se passe, les check-points, le Mur, la vie entre juifs et arabes. La mort, l'inégalité. Voir tout simplement et comprendre tout bêtement. Pour ne pas dire n'importe quoi, pour parler en connaissance de cause, pour être dans l'histoire et rapporter des images de cette merde.

Je vais lire ce petit bijou dès ce soir, rien que le préambule écrit par Cmax m'a foutu mal au bide, me tarde !

Je le conseille vivement à tout le monde, parce que d'ores et déjà, je sais que la neutralité est de mise et la vérité le fil conducteur.

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"Ma bohème"

 

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal;
Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

 

(Arthur Rimbaud)

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Tendre une main

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 " Ni dedans ni dehors,

Je flotte quelque part."

{Traces & signes, Sounya}

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Jazz in Verdun sur Garonne

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 Gary Wiggins "qui se présente comme le diplomate de la culture".

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Petite incartade

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Oui je sais c'est moche... Mais j'aime. Je sais pas pourquoi. Cette "chose" à laquelle je suis arrivée sur Paint shop pro me fait penser à une vieille photo. J'ai longtemps hésité avec un noir & blanc "normal" et bien non c'est celle là que je préfère. Je dois être folle. Y a-t-il un médecin dans l'assistance ?

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Solitude

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Un jour, le jour où j'étais en train de shooter le petit haut comme trois pommes, et puis les jambes du Capitole (je sais pas si vous vous souvenez... ça remonte à loin) je vois cet homme, assis, là. Seul.  

Je pense, de loin, à un sdf, donc j'hésite et puis je le prends tout de même.

Pourquoi a-t-on, moi la première, peur de prendre la misère en photo (je ne parle pas pour ce monsieur, je pense que c'est juste un petit vieux) ? Si c'est fait avec recul et sans ... . Merde je ne trouve pas les mots justes. J'aimerais tellement faire une série sur ces gens de la rue, que je vois tous les jours dans les rues de Toulouse. A chaque fois c'est le même constat, ça me fout les boules.

Bref, je suis pas la seule à être touchée par ces gens. Mais les prendre en photos c'est vrai que j'ai à chaque fois envie et après réflexion (sauf deux fois, oui, c'est tellement rare que je m'en souviens) je me ravise toujours. Par peur d'être intrusive je suppose.

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Dandelion

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 " Comme on demandait à M. Keuner ce qu'il fallait entendre au juste par «renversement de perspective», il raconta l'anecdote suivante :

Deux frères très attachés l'un à l'autre avaient une curieuse manie. Ils indiquaient d'une pierre les événements de la journée, une pierre blanche pour les moments heureux, une pierre noire pour les instants de malheur et les déplaisirs. Or, le soir venu, lorsqu'ils comparaient le contenu de leur jarre, l'un ne trouvait que pierres blanches, l'autre que pierres noires. Intrigués par une telle constance dans la façon de vivre aussi différemment le même sort, ils furent de commun accord prendre conseil auprès d'un homme renommé pour la sagesse de ses paroles.

«Vous ne vous parlez pas assez, dit le sage. Que chacun motive les raisons de son choix, qu'il en recherche les causes.»

Ainsi firent-ils dès lors. Comme ils constatèrent vite, le premier restait fidèle aux pierres blanches et le second aux pierres noires, mais, dans l'une et l'autre jarre, le nombre de pierres avait diminué. Au lieu d'une trentaine, on n'en comptait plus guère que sept ou huit. Peu de temps s'était écoulé lorsque le sage vit revenir les deux frères. Leurs traits portaient la marque d'une grande tristesse.

«Il n'y a pas si longtemps, dit l'un, ma jarre s'emplissait de cailloux couleur de nuit, le désespoir m'habitait en permanence, j'en étais réduit, je l'avoue, à vivre par inertie. Maintenant, j'y dépose rarement plus de huit pierres, mais ce que représentent ces huit signes de misère m'est à ce point intolérable que je ne puis vivre désormais dans pareil état.»

Et l'autre : «Pour moi, j'amoncelais chaque jour des pierres blanches. Aujourd'hui, j'en compte seulement sept ou huit, mais celles-là me fascinent tant qu'il ne m'arrive d'évoquer ces heureux instants sans désirer aussitôt les revivre plus intensément, et pour tout dire, éternellement. Ce désir me tourmente.» Le sage souriait en les écoutant. «Allons, tout va bien, les choses prennent tournure. Persévérez. Encore un mot.

 

A l'occasion, posez-vous la question : pourquoi le jeu de la jarre et des pierres nous passionne-t-il de la sorte ?» Quand les deux frères rencontrèrent à nouveau le sage, ce fut pour déclarer : «Nous nous sommes posé la question ; pas de réponse. Alors nous l'avons posé à tout le village. Vois l'animation qui y règne. Le soir, accroupis devant leur maison, des familles entières discutent de pierres blanches et de pierres noires. Seuls les chefs et les notables se tiennent à l'écart. Noire ou blanche, une pierre est une pierre et toutes se valent, disent-ils en se moquant.» Le vieillard ne dissimulait pas son contentement. «L'affaire suit son cours comme prévu. Ne vous inquiétez pas. Bientôt la question ne se posera plus ; elle est devenue sans importance, et peut-être un jour douterez-vous de l'avoir posée.» peu après, les prévisions du vieillard furent confirmées de la manière suivante : une grande joie s'était emparée des gens du village ; à l'aube d'une nuit agitée, le soleil éclaira, fichées sur les pieux acérés d'une palissade, les têtes fraîchement coupées des notables et des chefs. "

{Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations} 

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Une conversation, un sourire, je note

Dans le bus, je rentre chez moi, il est tôt ce matin.

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Dans le bus donc, je prends un livre. Et là, deux petits vieux s'assoient sur les deux sièges juste derrière moi. Une conversation s'entame, j'y goute délicatement. Je suis très curieuse d'entendre ce que les gens se disent entre eux, surtout deux petits vieux... (la photo n'a pas de rapport mais un des petits vieux ressemblait à ça)

Et là, pour ne pas louper une miette, je note sur un post-it  des bribes de leur discours ^^

Oui je sais, y a que moi qui fait ça, c'est ça qui est sympa... (ben oui, si on ne se démarque pas un peu, on meurt, non ?)

Ça donne ça :

 (Bon je passe les éternels : "bonjour, comment allez vous ? On fait aller... Et les petits, ils grandissent ? Oh oui, le temps passe si vite" ^^)

"- Sarko passe ce soir à la télé...

- Oui, ben croyez bien que je ne l'écouterais pas, moi;

- Oh oui...

- Ce matin y avait Marine Le Pen à la radio...

- La France c'est plus ce que c'était... Oh non !

- C'est MOCHE;

- On est européen;

- Le plafond des Nouvelles Galeries est tombé vendredi, vous avez vu ?

- Le matin j'écoute la radio, et c'est toujours la même chose, il y a toujours de mauvaises choses."

 ...

J'ai adoré ce genre d'échanges... Décousu au possible, et vraiment un discours populaire que nos dirigeants trop bien pensants devraient écouter plus souvent. Cette France là, celle du "bas", c'est celle qui vote et c'est aussi elle accessoirement qui subit...

Sur ces paroles, motivée comme je suis, je sens que je vais reposter d'ici peu dans la journée, à tout à l'heure donc ;) 

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9 secondes pour se faire une opinion ?

"En moins d’une seconde, votre cerveau réagit et se fait une opinion sur cette personne : est-elle sympathique, attrayante, digne de confiance ? On aimerait avoir un jugement plus mesuré, moins hâtif, plus informé. Mais ce n’est pas ainsi que notre cerveau fonctionne.

Les chercheurs ont remarqué que si l’on donnait plus de temps aux gens pour juger un visage, le jugement ne variait pas. Au contraire, seule la confiance dans leur jugement augmentait en fonction du temps d’observation, pas son contenu."

 (J. Willis et A. Todorov, « First impressions: Making up your mind after a 100-ms exposure to a face », Psychological Science, vol. XVII, n° 7, juillet 2006. )

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Alors, attention : pour ceux qui connaissent le monsieur, tant pis, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est à eux que je m'adresse principalement... Vous allez comprendre pourquoi... (si ce n'est déjà fait ^^).

Je vais vous poser juste UNE question et vous devrez répondre VRAIMENT ce qui vous vient à l'esprit quant à son faciès dans les 9 premières secondes.. :D

C'est-à-dire : le trouvez-vous sympathique ? rigolo ? Paraît-il intéressant ? intelligent ? Bref, ce qui vous passe dans les boyaux de la tête... ;)

Merci de vous prêter au jeu, je mène une petite étude (pseudo) sociologique sur le thème d'autrui.

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Papô, mamôn, je t'aime !

Tout ce beau monde se dévoile devant un magnifique Picasso.... Le choc est frontal, ça fait mal... Et pourtant, de les voir, cette complicité, ça me donne un sourire haut jusque là... :D

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Et encore un couple mère -filleS , cette fois-ci :

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Oui j'aime traîner dans les musées... Et peut-être que c'est surfait mais m'en fout ! (private joke pour un gars qui ne connaît même pas l'adresse de mon blog, je deviens de plus en plus folle !)... 

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L'Waso des champs

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Un soir, un ami que je ne connais que (ou presque) via internet (notamment msn depuis quelques mois). Une discussion. On se confie des trucs et d'autres. L'anonymat fait souvent s'ouvrir plus qu'on ne l'aurait penser. Une photo qu'il me montre. Je ne sais plus bien pourquoi. Certainement pour que je lui donne mon avis, comme d'hab. quoi ;)

Et je lui dis alors, prise par une logorrhée et une hypomanie soudaine, que j'aimerais bien mettre cette photo sur mon blog en renvoyant le billet vers son blog.

C'est désormais chose faite, même si ce n'est plus besoin de le présenter, il a roulé sa bosse dans la sphère blogueuque...

=> Ce petit bout que vous voyez là, c'est lui petiot. Photographié avec tendresse et une beauté infinie par sa mère.

On ne cherche plus alors d'où lui vient ce besoin d'avoir souvent avec lui son reflex ;)

Bien à toi petit Waso des champs et des villes. 

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Lui enfant

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" Aux pieds des bosquets

verts bleutés de pins,

les chaumières éparses

somnolent désœuvrées,

sous la languissante chaleur d'été.

 

L'enfant allongé dans la cour

dessine avec ses yeux

une féerie de mille couleurs

sur la voûte éthérée d'azur." 

{"Traces & signes", Sounya} 

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Ami-flou

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Petit souvenir de soirée, souvenir flou mais que dans le rendu.

Bien à toi, ami-flou (qui a un air d'extraterrestre... hihi). 

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Troublé

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Un samedi après-midi (encore, oui je sais).

Un homme sur un banc. Il lit quelque chose. Mon regard s'attire vers lui.

Je fais genre que je ne le prends pas en photo et voilà qu'un élément perturbateur entre en scène...

Une femme, tout ce qu'il y a de plus normal, en apparence, rentre en jeu.

L'homme se retourne pour voir à qui il a à faire. Elle est là, avec son gobelet. Il fait une drôle de tête. Je le prends en photo.

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Portrait de rue

Non je ne suis pas morte.

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Y a des fois, juste, où je n'ai guère d'inspiration. Et donc, au lieu de poster pour vous faire plaisir ou pour faire du chiffre (tiens, ça fait très Sarkozy ça ;) ), ben je ne poste pas.

Ce soir, après un petit week-end sympatoche, l'inspiration est revenue. Donc, je vous mets ce petit portait de rue. On dirait pas mais il est pour le moins atypique.

Atypique ? Pourquoi me direz-vous. Et bien, parce que je me promenais en rue avec mes deux appareils autour du cou quand un homme, cet homme précisément m'arrête et me dit d'un air hagard : "Et mad'moiselle ! Pourquoi vous me prenez pas en photo à moi ?" ou un truc du genre. Je ris et lui réponds du tac au tac (et oui, vous croyez quoi...) : "Ben oui, pourquoi ! Je vais le faire de suite" (ou un truc du style ;) ).

Et ça donne ça. Un sourire.

Merci monsieur l'Inconnu. 

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