Attention ce qui va suivre est hautement chargé d'émotions... Non adeptes du pathos, s'abstenir.
{Bon, l'image n'a aucun rapport mais je trouve qu'elle va bien avec mon état d'esprit. Jardin japonais, Toulouse}
Tim Burton, ses films, ses ambiances, ses acteurs fétiches, la musique de Danny Elfman, tout me régale.
Cette après-midi, me sentant nauséeuse, je décide de rester chez moi, dans mon lit, pour me reposer. Et puis, je tourne, retourne et n'arrive pas à trouver le sommeil.
Je me dis alors "tiens je vais croquer un bon film que j'ai dans ma DVDthèque..." C'est alors que l'idée de Big Fish se fraie en moi comme une évidence.
Je mets alors le film, seule dans mon lit donc.
Dès le début, je me rappelle de moments (je l'ai déjà vu une ou deux fois), mes yeux larmoient ce qui m'empêche d'ailleurs de voir les sous-titres (Oui je tente de me remettre sérieusement à l'anglais, ce qui est dur car ça fait des années que je n'ai pas pratiqué).
Le film va de beautés en beautés. Je connais la fin, ce qui ne me gâche en rien l'histoire mais ça me fait encore plus pleurer.
je n'arrive plus à respirer normalement. Mais prise par ce chef d'oeuvre, je ne veux pas perdre le fil.
Je sens l'émotion FORTE monter de plus en plus.
Marion Cotillard engrange le mouvement de "vérité". Le fils se rend peu à peu compte que les histoires de son père qui le barbent depuis des années ne sont pas tout à fait fausses.
Elles sont certes romancées mais elles sont là, il s'en rend compte. Trop tard ?
Je ne sais pas, peut-être mais le fait est là. Ce dernier moment qu'Edward Bloom a vu dans l'oeil de verre de cette (supposée) sorcière, et bien, il va le vivre en direct, c'est même de la bouche de son fils pourtant si sceptique que vont sortir les mots de sa mort.
Magnifique mort que tout Homme rêve d'avoir je pense. Entouré de ses proches et de la femme de sa vie.
On a aimé, on a aimé aider les gens tout sa vie, on a aimé les gens tout simplement, on a aimé sa vie, on l'a certes un peu embelli, on a mis des éléments croustillants dedans pour mettre des sourires sur les faciès et des paillettes dans le coeur des gens. Oui, et alors ? Edward était lui-même, comme il le dit très justement, mourant sur son lit, à son fils, qui ne le croit pas et le quitte sur le champ.
C'est stupide mais je me reconnais dans cet homme qui en fait des tonnes mais qui au fond a besoin d'attention et d'amour. Il raconte sa vie joliment avec humour et décalage, il aime faire rire les gens, il aime être entouré d'amis qui l'aiment passionnément. Moi, c'est pareil (même si ma pudeur m'empêche souvent de le dire ainsi). Tout ce que je fais, c'est avec passion.
Je ne pourrais vivre sans passion et sans amour.
Sa femme, c'est toute sa vie. Depuis le jour où il a semé le sol de son chez elle de jonquilles jusqu'au jour de sa mort. Il l'a aimé au point de ne jamais lui être infidèle, c'est beau, c'est irréel (peut-être pas tant que ça, même si ça tend à l'être) et pourtant moi, j'y crois à ce conte de fée.
Je respire tous les jours (ou presque) la joie de vivre avec cette folie dans le coeur; et l'amour je vais le rencontrer, si ce n'est déjà fait. Je l'ai peut-être même perdu, même certainement.
Je vis pour moi, pour les autres, pour la vie, et elle me le rend bien sauf à certains moments, soit car les gens ne me comprennent pas soit car la vie me malmène d'une façon différente.
Mais au fond, je me fou de ça, je suis ce que je suis, fofolle, expansive et à d'autres moments totalement renfermée et alors ? Ca plait pas ?! Je m'en fiche.
Je suis telle que je suis, tout comme ce fabuleux Edward Bloom...
Voilà, donc j'écris tout ceci telle une écriture automatique pour ne rien perdre de mes ressentis. J'ai dans les oreilles les musiques de tous les films de Burton, celles de Danny Elfman, éminemment brillant et doué pour vous mettre dans un état d'émotion telle qu'on ne se sait où se mettre (quand on est accompagné bien sûr, sinon, je me lâche !).
Donc, voilà, je viens de pleurer toutes les larmes de mon corps sur Big fish, superbe chef d'oeuvre du 7ème art.
C'était tellement beau, émouvant, criant de vérité et de fantaisie. Je suis émue. Je me tais. Merci de m'avoir écouté.
(Je me retire).