
Et Dieu inventa la vache qui rit -non, que dis-je ?- Les vaches qui rient. Et à l'envers qui plus est.
L'art est parfois bien bizarre. Que veut-il nous faire dire ici par exemple (même si cette "oeuvre" faisait partie d'un tout) ? On pourrait trouver plein d'interprétations plausibles mais trouverait-on la bonne ? Ou toutes se valent-elles ?
(Exposition au musée des Abattoirs, Toulouse)
Par Miss Lili, Vendredi 15 Aout 2008 à 21:25 GMT+2 dans Toulouse (article, RSS)
Vos commentaires
Le Vendredi 15 Aout 2008 à 23:40 GMT+2, par Clément en mode *frigo vide un jour férié*
"Foutage de gueule", c'est valable comme interprétation ?
Putain, on faisait la même chose au primaire pour la fête des mères ! Et personne n'est venu nous acclamer comme "un des artistes majeurs de son époque qui, par son audace, ouvre de nouvelles voies pour l'expression artistique la plus intransigeante" !
Peut-être parce qu'on a pas pondu un texte intellectualo-masturbatoire qui a pris plus de temps à être rédigé que "l'œuvre" à être faite (c'est que ça prend du temps de justifier le fait qu'on se fout ouvertement de la gueule du monde).
C'est un des points qui me frappe le plus dans "l'art contemporain", le fait de devoir systématiquement expliquer sa démarche; glissement du "je provoque (ou pas, c'est pas forcément le but) un questionnement" (l'urinoir de Duchamp, au hasard) vers "je suis incapable de véhiculer un(e) quelconque message/émotion alors je bricole une béquille histoire que les galleristes se foulent pas en cherchant un sens probable à mon truc et pouvoir grappiller des petits fours dans les vernissages".
Contrairement aux apparences, je ne suis pas (totalement) réfractaire au contemporain, j'ai beaucoup apprécié certaines (d'accord, peu) installations, et je me contre-fout qu'on me prenne pour un con, j'aime juste pas m'en rendre compte.
On est quand même aux antipodes des dadas et du ready-made, là, j'ai l'impression. (Oui, je sais, ça tourne en boucle chez moi dès qu'on me lance sur le sujet.)
Bon, alors, après relecture, je me rend compte que j'ai généralisé comme un sale, que s'il faut l'artiste nous explique que la mondialisation - subtilement représenté par ce symbole franchouillard décliné dans plusieurs langues - est, comme ton titre le suggère, la nouvelle Tour de Babel qui vise à unifier tout le monde dans la chute. Mais j'ai un doute, quand même...
J'arrête là, j'ai un touriste à récupérer à la gare :P
Le Samedi 16 Aout 2008 à 00:35 GMT+2, par Peter Jean
Alors là, je plussoie, comme on dit à certains endroits ! Quand j'ai vu les questions sur l'interprétation de ce genre d'oeuvres, j'ai de suite pensé "et la solution foutage de gueule, ça marche aussi ?". Au moins je me sens moins seul là...
Franchement, des fois, on se demande bien ce qu'un (soi-disant) artiste a pu bien vouloir dire dans son oeuvre...
Et non, je ne suis pas raciste artistiquement, même Dali, que j'aime beaucoup, semble avoir parfois sombré dans le foutage de gueule artistique (un aplat bleu et rouge si mes souvenirs sont bons, c'est ce qui me revient là comme ça).
Enfin remarque, connaissant le personnage, c'était peut-être bien le but justement de se foutre de la gueule du monde, de se foutre des contemporains déjà "branchouille" à l'époque... Je sais pas, mais au final ça ne m'étonnerait pas.
Bref, pour arrêter le hors-sujet, là, ça ne m'inspire pas grand chose (du moins à cette heure).
Le Dimanche 14 Septembre 2008 à 12:36 GMT+2, par gg
J'aurai appellé ca la tour de Babybel moi...
Mais ca ne ferait rire que moi ! Bisou !