El sueño de Julia...

"C.P.E.: les coulisses d'une crise", résumé sur le vif...

On est le jeudi 30 mars 2006, je suis tranquillement dans ma chambre, tout à coup, une musique me surprend, c'est celle du générique d'une émission que je ne loupe sous aucun prétexte... Je sote devant ma télévision & soudainement je me rappelle qu'on est jeudi, et que le jeudi soir sur france 2, il y Envoyé spécial! Je regarde le sujet, il est évidemment d'actu, le CPE. A ce moment même, je me demande comment vont-ils menner leur émission, quel contexte vont ils montrer, quel angle vont-ils choisir... Moi, qui veux être future journaliste; je me pose toutes ces questions, qui viennent à moi spontanément, sans y avoir au préalable réfléchi. J'ai peur encore d'une émission du style Chabot où tous le monde se coupent la parole et où, nous, télespectateurs, on n'entend plus rien, on voit le débat s'éteindre tellement le débat est enflammé... Je regarde, je suis charmée, comme toujours, envoyée spécial est fidèle à une info juste, de proximité & qui montre la réalité telle qu'elle l'est... Je continue, je fonce chercher un papier, prendre des notes, il faut pour ne pas manquer une miette. Je grifonne, je suis avec passion le sujet qui a été pourtant tant de fois rabaché. Je suis conquise... Je vous dévoile mes impressions toutes tièdes:
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Depuis une semaine, cinq équipes d'Envoyé Spécial suivent au jour le jour les principaux acteurs de ce face-à-face : étudiants, syndicats et ministres. Comment communiquent-ils et comment s'élabore leur stratégie ?


Alors, je ne sais pas si_vous qui êtes jeune ou plus trop_vous suivez de telles émissions... Cependant, j'aimerais vous la faire découvrir à travers ce reportage qui ne peut pas vous échapper en ce mois de Mars... Le terrible CPE!
L'émission commence avec des images de Rennes qu'ils nous présente comme la ville "berceau de l'agitation" de ces dernières semaines...

Ensuite, apparaissent à l'image des jeunes qui ne sont pas syndiqués mais qui s'investissent farouchement dans la lutte contre le gouvernement, contre cette loi que M. Villepin veut à tous prix faire passer. On apprendra vers la fin, que le Conseil constitutionnel, qui devait se prononcer aujourd'hui sur cette loi tant contestée, tant méprisée par les jeunes, a décidée qu'elle était conforme à la Constitution de 1958 et dons par conséquent, qu'elle pouvait s'appliquer sans problème. C'est Villepin qui doit être heureux! Les jeunes, lors du reportage n'ont pas abordé ce sujet.
Les visages sont marqués; au détour d'une manif, on voit des images filmées en contre plongée, la foule échappe ou tente malgré elle d'échapper aux gazs lacrimo que les CRS déverssent sur la foule contestataire...
Ensuite, aux abords d'une rue très fréquentée par les manifestants, des casseurs, on nous indique qu'ils sont pauvres, non par souci de les excuser mais pour nous montrer la réalité des choses, et puis, on voit bien de quel milieu social ils viennent, ils sont vêtus de joggings, sont plutôt violents, se prêtent volontier aux bagares qui s'inprovisent ça et là... On est mals pour les vitrines défoncées, on se sent impuissants devant nos écrans. A ce moment précis, j'ai grifonné sur mon papier "images déroutantes" du fait de leur force et de l'impact qu'elles ont sur moi...

Tout au long de l'enquête journalistique, on suit le dirigeant de la CFDT, ainsi que le très connu bonhomme du fait de sa médiatisation, le président de l'UNEF, Bruno Julliard...
Lui, il apparaît régulièrement dans les médias contre le CPE et en faveur du retrait, il est un peu le symbôle du combat jeune, un epu comme l'a été Conbendit, en Mai 1968, lors des évènements dans ce contexte qui était la révolution intellectuelle de la gauche.. Bref, revenons au sujet!

On nous annonce que les ministres se font rares, on s'apercoît que les portes paroles de l'UMP fleurissent, et on devine que les dirigeants eux-même, trop soucieux de leur image pré-électorale, ne veulent pas qu'on leur colle sur le front l'étiquelle graisseuse de "méchant".... Les portes-paroles, eux-mêmes le disnet sans le dénoncer, selon eux, pour faire politiquement correct, c'est un "travail formateur"... Bien sûr, on les croit sur paroles, à moins que leur facies ne nous démontrent le contraire...
Sur une porte d'un syndicat, un affiche, où est souligné "La jeunesse est une maladie dont on guérit, le MEDEF". Pour information, le MEDEF signifit Mouvement Des Entreprises de France... On comprends tous ce qu'il faut y comprendre.
Emmené dans les AG (Assemblées Générales), les journalistes notent tous les rebondissements de la jeunesse fachée: on se rend compte de leurs votes, "pour la démission du Gouvernement", "appel à la grève générale", etc.

Les manifs _rassemblant toutes générations confondues_ de nouveau, prises d'assaut par les CRS, quand un groupe innoportun de jeunes vient tout casser... une jeune fille se fait agressée involontairement, elle est sonnée, on a mal pour elle, une autre vomit, elle est sous le choc... ON est pris dans ce tourbillon de malaises, ceux des manifestants qui sont là pour l'avenir commun et ces gens qui n'ont rien demandés et qui se font malheuresement bousculer... Les images sont choquantes, volontairement, elles m'ont touchées, je sais à présent que je n'en ressortirait pas indemne.On finit par des plans de l'Assemblée nationale qui hue Villepin et Robiens... Ils ressortent avec le sourire. Provocation, agacement, contentement... La fin, brutale nous annonce la décision du Conseil constitutionnel...

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