El sueño de Julia...

C.P.E. : Contrat Précarité Emploi ou bien Contrat pour Plus d'Embauche ???

Et oui, dès lors, le CPE est révolu ... Adieu !
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La photographie ci-dessus est de Martin Bohn, je vous laisse l'adresse de son site, faites y un tour, il est magique !
http://martin.bohn.free.fr/index.html


Je suis allée chercher dans l'encyclopédie de wikipédia et voilà ce que j'ai trouvé... Je vous dit ça, car les info qui seront issus publiés ne sont ni de moi, ni subjectives. Bon à savoir dans un monde qui sort dans les rues à la moindre occasion et qui ne sait des fois pas pourquoi il crit... A méditer!


En France, le contrat première embauche (CPE) est un type de contrat de travail sans limitation de durée, à destination des moins de 26 ans. Contrairement à ce que son nom indique, un salarié peut très bien être sous le régime de ce contrat, sans qu'il s'agisse pour autant de son premier emploi. A l'instar du CNE (Contrat Nouvelle Embauche), ce contrat est un contrat à durée indéterminée assorti d'une "période de consolidation" de deux ans. Celle-ci permet notamment à l'employeur de se séparer d'un salarié durant la "periode de consolidation" sans avoir à fournir de motifs de licenciement. Le premier ministre Dominique de Villepin, qui a annoncé sa création le 16 janvier 2006, espère grâce à ce nouveau contrat réduire le chômage des jeunes, dont le taux en 2006 (23%) était supérieur au taux moyen de la population (environ 9%). Ce texte a d'un autre côté suscité une vive opposition parmi les syndicats de salariés, les partis politiques de gauche et un nombre important d'étudiants et lycéens, considérant entre autres que le contrat facilitera les licenciements abusifs. Des divisions sont également apparues parmi les organisations de droite et le patronat.


Fonctionnement du contrat première embauche Globalement voir contrat nouvelle embauche.



Ce contrat est réservé aux jeunes de moins de 26 ans et concerne uniquement les entreprises de plus de vingt salariés. À la différence du contrat nouvelle embauche (CNE) qui ne s'adresse qu'aux petites et moyennes entreprises (PME) et industries (PMI) de moins de vingt salariés, le CPE s'adresse aux entreprises de plus de vingt salariés. Il s'accompagne de trois ans d'exonération de charges patronales, comme pour tout contrat à durée indéterminée (CDI) proposé aux jeunes (moins de 26 ans) au chômage depuis plus de six mois. Le contrat doit être porté par écrit, il sera sinon considéré comme un CDI classique.
Les stages, CDD et périodes en alternance effectués par le jeune dans la société au cours des deux années précédant la signature du CPE sont décomptés des deux années de « consolidation » du CPE, qui peut être contracté après un CDD, malgré son nom.

Rupture du contrat

Comme pour le CNE, l'employeur et le salarié ont la possibilité de rompre le contrat (licenciement ou démission) sans exprimer leurs motifs, pendant les deux premières années. Jusqu'alors, la jurisprudence avait considéré qu'une période d'essai "raisonnable" pour les CDI variait de quelques jours pour les emplois les moins qualifiés (ouvriers) à six mois pour des emplois plus qualifiés (cadres supérieurs). La "période de consolidation" est comparable à la période d'essai quant à l'absence d'obligation de fournir les motifs de rupture du contrat, mais en diffère également sur plusieurs points, notamment sur le préavis de licenciement et les indemnités.
La rupture du contrat ne doit intervenir que pour une cause réelle et sérieuse, comme pour tout contrat de travail. Cependant l'absence d'obligation d'exprimer les motifs du licenciement inverse la charge de la preuve pendant une durée plus longue que les contrats "traditionnels" en CDI : en cas de contestation, ce n'est pas à l'employeur d'apporter la preuve qu'il a licencié pour une cause réelle et sérieuse, mais c'est le salarié qui doit prouver qu'il a été licencié abusivement. L'allongement de cette durée conduit certains critiques à comparer le CPE aux contrats de travail existant avant 1973 (où l'employeur n'était pas tenu d'exprimer ses motifs).
Le contrat doit être rompu par lettre recommandée avec accusé de réception, et s'il s'agit d'un licenciement, l'employeur doit avertir préalablement les institutions représentant le personnel. En cas de rupture à l'initiative de l'employeur, le salarié dispose d'un an pour contester son licenciement (la période est de cinq ans pour un CDI classique). L'employeur doit faire mention de cette période dans la lettre de licenciement, la période s'étendra sinon à cinq ans.

Préavis
S'il n'y a pas de préavis de licenciement ou de démission pour les contrats formés depuis moins d’un mois, le préavis est de quinze jours pour ceux formés depuis un à six mois et il est d'un mois pour ceux formés depuis plus de six mois.

Réembauche en CPE
Si l'employeur rompt le contrat dans les deux premières années, le salarié peut se voir proposer un nouveau CPE pour le même poste après un délai de trois mois. Le temps de travail du premier CPE effectué au cours des deux dernières années est déduit de la période de « consolidation » du nouveau contrat. Par exemple, si un CPE est rompu au bout de dix-huit mois, et qu'un nouveau est signé après trois mois, les dix-huit mois du premier contrat sont déduits de la période de « consolidation » du nouveau CPE.

Indemnité de rupture
Sauf faute grave de sa part, le salarié bénéficie d'une indemnité de rupture de 8 % (du montant total de sa rémunération brute due depuis la conclusion du contrat) quand l'employeur est à l'origine de la rupture (par ailleurs, l'employeur verse aux Assedics un montant égal « à 2 % de la rémunération brute due au salarié depuis le début du contrat »). Si son contrat est rompu après quatre mois passés dans l'entreprise, le titulaire d'un CPE touchera, en plus de l'indemnité de rupture, une allocation forfaitaire de 490 euros par mois pendant deux mois (16,40 euros par jour).

Jurisprudence
La clause de licenciement sans justification annule en principe toute invocation à la jurisprudence du droit du travail en vigueur depuis 1973, les lois écrites ayant priorité sur toute jurisprudence (du moins en France). Les tribunaux (en premier lieu les prud'hommes) pourraient cependant éventuellement se voir assaillis d'autres recours invoquant l'abus de droit (cf. CNE pour plus d'info) ou la discrimination (ce deuxième cas ressort du droit pénal). Le salarié dispose d'un an pour contester son licenciement ce qui signifie que les juges devront se prononcer sur sa validité et qu'une jurisprudence va se créer.
L'article 4 de cette convention pose le principe qu'un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service. L'article 2 de la même convention introduit de possibles dérogations. Le CPE entre-t-il dans le champ de ces dérogations? La jurisprudence pourra trancher cette question.

Après la "période de consolidation"

Lorsque la "période de consolidation" s'achève, les mêmes conditions de rupture de contrat qu'un CDI classique s'appliquent. Droit à la formation
Le jeune recruté en CPE acquiert un droit individuel de formation, de vingt heures par an dès le deuxième mois passé dans l'entreprise (contre un an en CDI et au prorata temporis en CDD).
Concernant le droit individuel à la formation pour les salariés embauchés en CDD, il est possible, de cumuler ces 20 heures par an. Il faut cumuler les heures des différents employeurs et de leur demander un BIAF (bordereau individuel d'accès à la formation).

Accès au crédit
Les salariés en CPE seront éligibles au Locapass (comme tous les jeunes de moins de 30 ans excepté les fonctionnaires titularisés) qui consiste principalement en l'avance de la caution et une caution solidaire de l'État sur le versement des loyers pendant dix-huit mois. Néanmoins, il est soumis aux mêmes conditions que le CNE au regard des critères d'attribution de crédits ou de logements par les organismes concernés.Cependant le banquier accordera un crédit maximum de 2000 euros dont il est constitué du crédit de la caution plus la crédit pour l'achat d'une voiture par exemple.
Le CPE est à durée indéterminée. Dominique de Villepin et Baudouin Prot (BNP Paribas), président de la fédération des banques, assurent qu'il permettra l'accès au crédit. Cependant, aucun engagement écrit n'a été contracté, et les banques et organismes de crédits n'ont pas besoin de motiver leurs refus (comme pour tout crédit).

La loi

Vote de la loi
L'amendement portant le CPE fut inséré dans le projet de loi pour l'égalité des chances et fut adopté par l'Assemblée nationale dans la nuit du 8 au 9 février 2006, avant que le Gouvernement n'engage sa responsabilité sur le reste du texte, conformément à l'art. 49 al. 3 de la Constitution.
Ébauche à détailler : notamment *toutes* les raisons pour lesquelles le gouvernement aurait pû utiliser l'article 49.3

Contrôle de constitutionnalité
La loi votée a fait l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel. Celle-ci s'appuie sur quatre moyens essentiels :

* le projet, introduit par amendement, n'aurait pas respecté les prescriptions de l'artice 39 de la Constitution qui exigent que le Conseil d'Etat soit consulté avant le dépôt de tout projet de loi.
* en toute hypothèse le projet excéderait, par son importance, les "limites inhérentes au droit d'amendement".
* la loi méconnaîtrait le principe d'égalité en introduisant une discrimination fondée sur l'âge des personnes susceptibles d'être employées sous le régime du CPE.
* la loi méconnaîtrait les principes fondamentaux du droit des contrats en ne précisant pas les motifs du licenciement.
D'après les réflexions élaborées au sein de plusieurs blogs, le Conseil constitutionnel devrait retenir ces arguments (blog droit administratif) ou au contraire les rejeter (blog Basdepage). Mais il a également la possibilité de déclarer la loi conforme à la Constitution sous réserve d'interprétations qui pourraient en limiter la portée (blog de Frédéric Rolin).


Réactions
Cette adoption a été suivie d'un conflit entre les syndicats et le gouvernement, ainsi que de nombreuses manifestations d'étudiants et lycéens, ensuite soutenus par des salariés, des partis politiques, et la plupart des syndicats (voir mouvement anti-CPE).
Au début, c'est le MEDEF qui a émis des critiques lorsque le CPE était à l'état de projet de loi, il ne souhaitait pas que l'on privilégie une partie de la population et aurait préféré un nouveau contrat pour tous, moins protecteur que les contrats actuels, l'existence d'un seul type de contrat quel que soit le devenir dans l'entreprise du salarié serait plus pratique pour les employeurs.

Précédents
Dans le passé, en 1994, sous le gouvernement d'Édouard Balladur, un projet de loi, le CIP (Contrat d'insertion professionnelle, ou SMIC Jeune) avait suscité de vives critiques de la part du mouvement étudiant et de la jeunesse, entraînant son retrait final.
En août 2005, le contrat nouvelle embauche a été adopté par ordonnance par le gouvernement Villepin. Ce contrat est similaire mais ne s'applique qu'aux petites entreprises et n'a pas de limitation d'âge. Il est entré en application malgré les critiques de l'opposition qui n'appréciaient pas le fait que la mesure ait été passée pendant les grandes vacances, et donc limitait les possibilités de manifestations.
Après plusieurs conflits sociaux du début des années 2000 (notamment à propos de la réforme Fillon des retraites), le conflit du CPE semble être vu par le gouvernement et par ceux qui s'y opposent comme une lutte symbolique qui expliquerait la grande détermination de chacun.


Appel des organisations de jeunes
Dans un appel commun, des organisations de jeunes (syndicales de salariés, d'étudiants, politiques, culturelles[1]) ont créé un collectif contre le CPE et ont appelé à la déclinaison locale de ce collectif, ce qui s'est fait dans la plupart des grandes villes françaises. Ces étudiants définissent le CPE comme étant un emploi « précaire ». La colère porte sur le fait qu'on ne peut "lutter contre la précarité par la précarité". Derrière le slogan, une forme d'incompréhension totale semble s'être instaurée entre partisans du CPE (pour lesquels il s'agit d'une solution parmi d'autres contre la chômage des jeunes) et les manifestants. Des lycéens ont formé un peu partout en France des collectifs pour demander le retrait du CPE et pour organiser les actions.

Positions politiques
L'ensemble des partis de gauche ont rapidement annoncé qu'ils souhaitaient le retrait immédiat et inconditionnel du CPE et en ont profité pour réclamer à nouveau le retrait du CNE. Le perspective de fragiliser un gouvernement au sein duquel se trouvent les deux principaux candidats de la Droite républicaine, d'une part, et le rassemblement de la gauche autour d'un combat commun, d'autre part, ne sont pas étrangers à la belle unanimité de l'opposition contre le CPE. Cependant, certaines voies se sont élevées contre une opposition totale comme Bernard Kouchner qui, sur RTL, a estimé qu'il fallait "donner ses chances de réussite" au CPE.
L'UMP, présidée par Nicolas Sarkozy, soutient logiquement son gouvernement. Les proches de Dominique de Villepin lui reprochent de ne pas le soutenir suffisamment. Des dissensions internes refont surface, avec en trame de fond l'élection présidentielle de 2007. Plusieurs députés UMP, et notamment Hervé de Charette, demandent la suspension du projet CPE face à la réaction qu'il suscite. (NouvelObs.com du 9 mars 2006)
D'autres partis comme le MPF ou le Front national ont une position mitigée : d'un côté, ils s'opposent à toute forme de blocus (notamment des universités), d'un autre, ils se positionnent pour une évolution du CPE, tout en restant vagues sur les possibilités.[2]


Historique des manifestations
Article détaillé : Chronologie des évènements autour du CPE
Le mouvement de contestation à commencé par des mobilisations d'étudiants dans les grandes villes françaises. Le mardi 7 février 2006, 520 000 personnes (selon la police et 700 000 selon la CGT) manifestent leur opposition au contrat dit de "première embauche". Certaines universités, comme l'Université de Rennes II, voient leurs étudiants se mettre en grève.
Un mois plus tard, le mardi 7 mars 2006 des manifestations sont à nouveau organisées et et rassemblent, à travers la France près de 400 000 personnes selon la police (plus de 2 000 000 selon la CGT).

Blocage des universités
Le mouvement commence à ce moment à prendre de l'ampleur. Les étudiants organisent des "Assemblées générales" dans les amphi-théâtres des universités. Dans plusieurs, ils votent le "blocus" et empêchent la tenue des cours. Les conditions des votes, notamment à main levée, sont très critiquées par les opposants aux blocages.
Le 10 mars 2006, plusieurs dizaines d'universités (84 universités au total) étaient bloquées par des étudiants suite à des votes en "Assemblées Générales" dans les amphi-théâtres. Dans le courant du week-end, seules certaines d'entre elles sont restées le théâtre de blocages partiels ou d'occupations par une poignée d'étudiants (Toulouse-II-Le Mirail, Rennes-II, Montpellier-II et III,Nice-Sophia-Antipolis UFR de Nice et Valbonne et campus de Nice Ville II). Dans la nuit du 10 au 11, le site de la Sorbonne a été évacué par les forces de l'ordre avant la fin de la troisième nuit de son occupation par des étudiants réclamant l'abrogation de la loi. La Sorbonne, une partie de la place et des rues adjacentes sont interdites d'accès par les CRS depuis le 11 mars.
Les DOM (notamment la Guadeloupe) se sont également mobilisées contre le CPE.[3].
À la suite des blocages des universités, plusieurs Présidents d'universités se rangent du côté des manifestants en demandant la suspension ou le retrait du contrat. Ils souhaitent que le dialogue reprenne afin de lever les blocus qui empêchent la tenue des cours.[4]
Le mardi 14 mars avec 41 000 manifestants (source police) et le jeudi 16 mars avec 447 500 personnes (selon la police, 500 à 800 000 selon les organisateurs), les manifestations composées principalement d'étudiants et de lycéens se sont poursuivies. Des actions coup de poing ont également été organisées, comme le blocage des trains (Nantes), de rocades ou de voies rapides (Rennes, Nice).
Le vendredi 17 mars, le gouvernement tente de "renouer le dialogue" et souhaite améliorer le CPE par la discussion. Il reçoit les syndicats mais ceux-ci refusent toute négociation tant que le contrat ne sera pas retiré.
Le samedi 18 mars a eut lieu une journée nationale de manifestations avec 503 000 manifestants selon la police (1,5 millions de manifestants selon la CGT) ont défilé dans 160 villes de France. Des heurts avec la police sont notés en fin de cortège.[5]
Une grève inter-professionnelle à travers la France a eût lieu le mardi 28 mars. Elle a rassemblé 1 055 000 manifestants selon la police (et 2 700 000 selon les syndicats).


Analyse de la situation
Le CPE et la question de la "flexibilité" du marché du travail Cet article est une ébauche concernant la politique, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
Selon les théories économiques libérales, l'optimum économique est atteint lorsque le marché fonctionne librement, c'est à dire lorsque les transactions sont contraintes au minimum par les réglementations publiques. Dès lors, la création du CNE et du CPE peuvent se comprendre comme des tentatives de fluidification du marché du travail visant à lui rendre son "dynamisme" naturel.
Par ailleurs, M. Villepin a souvent affirmé que le CPE et le CNE favoriseront l'embauche de personnes écartées du marché du travail (puisque le contrat est au départ peu contraignant pour l'employeur, il ne devrait pas craindre d'embaucher) et permettront à l'employé d'intégrer un contrat à terme protecteur (puisqu'au bout de la période de consolidation, ce contrat équivaut à un CDI).
Un tel contrat peut alors éventuellement être considéré comme une application du modèle dit de "flexisécurité", modèle dans lequel le licenciement est facilité mais contrebalancé par une aide et un suivi durable et conséquent du travailleur licencié (Danemark). Dans le cas français, la grande flexibilité initiale serait compensée par certains droits acquis progressivement (accès au locapass, après un mois droit à 20 h de formation par an, après le 4ème mois indemnité de deux fois 490€ en cas de rupture du contrat par l'employeur) et l'accès final à un emploi stable si l'emploi n'a pas été rompu pendant la période de consolidation.

Des critiques d'inspirations keynesiennes ou libérales ont pu être formulées:
1. Les premiers considèrent que ce serait la faible croissance plutôt que la flexibilité du marché du travail qui expliquerait le chômage des jeunes. Il existerait dès lors un "effet d'aubaine" pour un employeur consistant à proposer un CPE pour un emploi qui aurait donné auparavant lieu à un CDI, mais par contre peu d'intérêt à créer de nouveaux emplois puisque des contrats flexibles existent déjà pour des employeurs craignant pour la pérennité de leur activité. Pour ces économistes, le CPE tend donc à précariser d'avantage les jeunes plutôt qu'à alimenter la croissance et donc l'emploi des jeunes. Ainsi, Selon Fitoussi: "La flexibilité permet d'augmenter l'emploi à croissance donnée uniquement si elle aboutit à une baisse des salaires. Comment expliquer cela ? S'il y a du chômage sur le marché du travail, c'est qu'on se trouve dans l'une des situations suivantes : soit les salaires sont très élevés, et dans cette hypothèse, la flexibilité permettrait aux salaires d'être réduits, soit on est confronté à une insuffisance de la demande interne. Mais dans cette seconde hypothèse, la flexibilité serait un remède plus grave que le mal, si je puis dire, dans la mesure où en réduisant les salaires, elle aggraverait encore le déficit de la consommation, par exemple. Donc l'affaire est complexe. Dans la mesure où il y a une politique de croissance, il vaut mieux qu'il y ait de la flexibilité pour permettre les adaptations nécessaires. Mais la question a été posée à croissance donnée."

2. Les seconds avancent que la précarité des jeunes (plus souvent en CDD, en intérim ou en stage que le reste de la population) prouverait que le marché du travail français n'est pas trop rigide, mais polarisé (ou dual) entre "in" et "out", soit entre des individus très protégés et d'autres très peu protégés. L'OCDE a ainsi critiqué le CPE pour sa trop grande flexibilité initiale et sa trop forte rigidité finale ce qui ne lutterait pas contre la dualité du marché du travail.

Parallèle avec le CNE (Contrat nouvelle embauche)
Selon une étude économétrique publiée par Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, membres du Conseil d'analyse économique de l'université de Paris I-Sorbonne, le Contrat nouvelle embauche pourrait entraîner la création 70.000 emplois supplémentaires à l'horizon de 10 ans tout en augmentant l'instabilité du travail et "une légère détérioration des conditions de vie des demandeurs d'emplois, équivalente à une diminution de 0,47% du revenu."

Parallèle avec d'autres pays
Cet article est une ébauche concernant la politique, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
* Suisse : Alors que la protection contre les licenciements est plus faible en Suisse qu'en France, la situation sur le marché de l'emploi à la sortie de la formation y est relativement bonne (d'après Office fédéral de la statistique). Les entreprises ne se servent que peu des possibilités de licenciement offertes. Lorsque quelqu'un est engagé, il est considéré comme un investissement par l'entreprise, qui, si elle le licencie, perdra un "capital" d'expérience proportionné à l'ancienneté du salarié. La capitalisation de l'ancienneté augmente de surcroix avec le niveau d'étude de l'employé. Si une entreprise requiert de la main d'oeuvre à court terme, elle se tournera naturellement vers les sociétés de travail temporaire et les intérimaires. Pour des besoins à moyen ou long terme, la concentration de l'expérience sur une personne unique motivera la création d'un poste à durée indéterminée, et à son maintient dans la mesure du possible. Il est à noter que si la loi permet de licencier plus facilement en Suisse qu'en France par exemple, elle n'en définit pas moins un arsenal de pénalités (délais d'annonce, mois de salaire supplémentaire, indemnisation ou prise en charge de la recherche d'un autre emploi) qui viennent s'ajouter au coût de recherche d'un remplaçant ou d'un autre employé (petites annones, entretiens, documents administratifs, etc.) Elle empêchent donc la mise en place d'une politique de création-suppression d'emploi directement calquée sur la demande (janvier : beaucoup de commandes --> engagement de deux personnes, août, baisse de la demande --> licenciement de deux personnes).


L'information et l'intox
Les réactions qui ont suivi ce projet de loi ont été très variées et le gouvernement comme les partisans du retrait du contrat ont cherché à informer des conséquences de ce projet de loi, mais aussi à mobiliser le plus grand nombre, quitte à perdre une part d'objectivité. Les moyens utilisés sont divers et ne cherchent pas toujours à informer sur toutes les conséquences, mais plutôt à souligner un point précis afin de convaincre plus facilement.


"Le succès du CNE"
Afin de soutenir le CPE, Dominique de Villepin a déclaré à maintes reprises que "le CNE est un succès" puisque 350 000 contrats avaient été signés 8 mois après la mise en application du CNE. L'appréciation de l'intérêt de ce contrat nécessite cependant de faire la différence entre ces 350000 contrats signés et les contrats qui auraient été signés sous une autre forme (CDD ou CDI) afin de connaître le nombre "net" et non "brut" de création d'emploi en CNE. De plus, il convient d'attendre la fin de la période d'essai de 2ans (en Septembre 2007) pour déterminer combien de CNE auront été rompus avant leur transformation en CDI Une première évaluation réalisée en Février 2006 par deux économistes est toutefois déjà disponible et conclut à la création à terme de seulement 70 000 emplois, soit une baisse de 0.5 points du taux de chômage: Que peut-on attendre des Contrats nouvelle Embauche et Première Embauche ?

Le mot "précarité"
Cet article ou section d'article cite peu ou pas ses sources de référence. Vous pouvez l'améliorer en ajoutant des références confirmant différents points de cet article.
Très vague, le sens du mot précarité, à connotation négative est utilisé dans plusieurs domaines parfois contradictoires. Les slogans mettent parfois sur un même pied la "précarité" du CPE face à la précarité des jeunes au chômage. Elle est utilisée en parlant d'un risque plus ou moins important de se retrouver dans une situation difficile mais également lorsqu'une personne est déjà dans une situation difficile. Les réduire à une seule et même situation est tentant mais exagéré. Cela cache une partie du volet "social" du CPE (notamment en terme de formation, d'allocations, et de locapass).

Publicité sur internet
On peut également remarquer l'achat du mot "cpe" dans le programme Google AdWords, afin que Google affiche, quand on tape "cpe", des pages de promotion du CPE sur le site du Premier ministre, de l'UNI et de l'UMP. Des journaux tels que Libération ou Le Nouvel Observateur ont également participé à ces achats. Des sites utilisant les autres sens de cet acronyme qui recouraient à cette méthode ont pour beaucoup dû renoncer pendant un temps à cette pratique, le coût étant devenu trop élevé.
Le gouvernement a également lancé des campagnes d'informations publicitaires sur internet au sujet du CPE (notamment sur le site du journal Le Monde). (Elles affirmaient, en citant des organisations bancaires, que le CPE pourrait tout de même permettre l'accès au crédit.)

Les sondages
Les sondages sont importants pour les deux parties pour plusieurs raisons :
* Avec une opinion publique largement opposée au contrat, on renforce un sentiment d'injustice en montrant que le gouvernement ne tient pas compte de l'avis des Français. Les opposants au CPE ont donc tout intérêt à maximiser les sondages. Ils regroupent ainsi les "opposants" (environ 1/3) avec ceux qui voudraient des aménagements (environ 1/3 également) pour revendiquer l'appui de près de 70 % de l'opinion.
* Avec une opinion publique mitigée, le gouvernement obtient une raison de conserver sa loi. Il va donc chercher à opposer partisans et réfractaires. Outre les 25% de partisans, il peut tenter de se rapprocher du 1/3 favorable à des aménagements.

Amalgame entre les sondages :
* Un sondage "Pensez-vous que le CPE va augmenter la précarité ?" ne donnera pas les même réponses que la question "Pensez-vous que le CPE va réduire le chômage ?". Il est tentant ensuite mais erroné de considérer qu'un oui ou non à ces questions donnera le même résultat que la question "Êtes-vous pour ou contre le retrait immédiat du CPE ?". Les deux parties utilisent donc ces sondages pour faire passer tel ou tel message. (Résultats du sondage : NouvelObs 26.01.06)
* De même, la bataille du contre peut donner des résultats divergents : "Êtes-vous pour ou contre le CPE ?" ne donne pas les mêmes résultats que "Êtes-vous pour ou contre le retrait du CPE ?". Par exemple, le MEDEF était opposé au CPE (ils auraient souhaité qu'il ne soit pas limité aux moins de 26 ans). Ils ne sont donc pas pour autant favorables à son retrait.

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